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Dans le contexte sociétal du 21ème siècle, ancré dans une « marchandisation du monde » (Annie Le Brun), ma recherche est axée sur la question de la place d’une humanité aujourd’hui. L’individu est inscrit au sein de la société contemporaine dans un rapport aliénant, enfermé dans son propre asservissement mais plus insidieusement, conduit à en être l’auteur. Il devient de ce fait l’antithèse de lui-même. C’est un rapport de domination entre cette société et l’individu, passant par une colonisation intellectuelle brutale, de telle sorte que chacun travaille lui-même à sa propre destruction.

C’est ainsi que mon travail s'ouvre sur des questionnements portant sur l'illusion du vivant à une époque charnière où les individus sont en overdose de notices explicatives sur leur façon de penser, de fonctionner ou d'agir. L'action elle-même ayant été annihilée par cette mécanisation forcée de l'humain. L'homme consommable, produit doté d'une obsolescence programmée. La question qui se pose alors aujourd’hui est comment reconquérir son humanité.

La vacuité qui a envahit le monde, noyée derrière des flots d'ordonnances, a si bien réussi à s'installer qu'elle s'est emparée des espaces qui étaient jusqu'alors encore libres et forts d'énergies plurielles, de créativité et de propositions. Aujourd'hui ces espaces sont soumis eux aussi au jeu des spéculations boursières et et de la Loi de la finance, où le pouvoir ostentatoire d'un petit nombre s'exerce au grand jour.

 

C'est dans une fabrication mentale que j'ai choisi d'inscrire ma création, au travers de la figure d'une chimère paradoxale, monstrueuse et pathétique.